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Dans l'histoire de Saint-Julien-de-Wolfestown le dossier des écoles de rangs et de l'école du village ranime de bons souvenirs chez plusieurs générations.

Vous trouverez ci-dessous, les principales dates des constructions de nos écoles, le rapport de quelques inspecteurs et le nom de plusieurs institutrices tel qu'inscrit dans les minutes de la Commission scolaire de Saint-Julien.

Première assemblée, le 22 septembre 1862

Commissaires: Victor Pelletier, John Hagarty, Janvier Houde et Patrick Larkin. Président: Magloire Labrecque. Secrétaire-trésorier: Louis-Octave Paquet.

Première résolution: Que Monsieur John Hagarty soit autorisé à établir une école dans sa maison, il engagera une institutrice, lui fournissant le logement et un poêle gratuitement et il y mettra une condition, que cette institutrice soit payée que lorsqu'il y aura de l'argent des cotisations collectées ou un octroi du département de l'Instruction publique. Ce sera l'école #5. Que le secrétaire-trésorier soit autorisé à faire le recensement au premier jour que le chemin permettra et d'envoyer une copie du recensement au surintendant à Québec.

Le 22 septembre 1864

À cette assemblée, il est décidé de bâtir une maison d'école dans l'arrondissement #7. L'entrepreneur est John Murphy. Les conditions sont les suivantes: Dimensions: 18 pieds sur 15, 9 pieds de hauteur, équarrie en dehors et en dedans, couverte en planches et en bardeaux de 18 pouces de long, 2 planchers, celui d'en bas sera fait de madriers de 1 1/2 pouce redressés et celui d'en haut de planches de 1 1/2 pouce embouffetés et boisés; 4 châssis de 12 vitres de 7 1/2 pouces par 8 1/2 chacune; la maison bien "galfaitée" et un bon renchaussement, les vitres mastiquées, clous, serrure, clanche de porte, pentures, tout aux frais de l'entrepreneur. Ladite maison d'école devra être terminée le 15 novembre 1865. Le tout pour le prix de 42,75 $.

John Murphy, Patrick Larkin, P. O. Pélisson, prêtre, P. O. Paquet, secrétaire-trésorier

Le 12 novembre 1864

Assemblée des commissaires d'école.

Il est proposé par Augustin Boucher, secondé par Procule Olivier, que la maison de l'arrondissement #6 soit en place, car le terrain est donné par Louis Beaudoin. Il préparera un chemin gratuitement. Ce sera l'école #10.

Passé unanimement, Procule Olivier, commissaire, Magloire Labrecque, président, L. O. Paquet, secrétaire-trésorier.

1865

Aussi que le secrétaire-trésorier soit autorisé à recevoir en produits, le paiement des cotisations, c'est-à-dire, 5 schellings le minot de blé, le seigle 4 schellings, le sarrasin 40 louis, l'avoine 30 louis, le lard 6 louis la livre et le boeuf 3 louis la livre.

Passé unanimement, P. O. Pélisson, prêtre, L. O. Paquet, secrétaire-trésorier.

Que chaque maison d'école ait un régisseur qui allume le poêle les matins froids et apporte de l'eau à l'école. Chaque enfant en âge de fréquenter l'école doit payer 10 centins par mois. Il sera possible à chaque contribuable de payer sa cotisation avec du bois de chauffage. Que le secrétaire-trésorier soit autorisé à faire le recensement au premier jour que le chemin le permettra.

1866

Érection scolaire de Saint-Julien publiée dans la Gazette Officielle.

On achète des terrains de plusieurs citoyens pour bâtir les écoles nécessaires:

Visite de l'inspecteur en 1899. Il est accompagné du président Antoine Parent. Voici son rapport à la Commission scolaire:

"J'ai terminé ma visite des écoles de Saint-Julien. Le résultat de l'examen donne la note très bien aux écoles 1, 2 et 7. Les enfants ne sont pas pourvus des livres dont ils ont besoin, aux écoles 5 et 9 et dans ces circonstances, il est difficile que les enfants fassent beaucoup de progrès, il y a peu de progrès à l'école #10. J'ai constaté un défaut général dans l'enseignement de l'arithmétique, c'est que les enfants appliquent des règles qu'ils ne peuvent expliquer, c'est-à-dire que dans l'enseignement de cette matière, les institutrices ne cultivent pas l'intelligence des élèves de pair avec la mémoire. Les différentes écoles de la Municipalité sont fréquentées par 277 élèves avec une assistance moyenne de 175 ou 63%, c'est-à-dire qu'un peu au-delà d'un tiers des enfants fréquentant les écoles en sont absents tous les jours. Il semble que le nombre des absences est trop considérable. L'école #6 est trop petite pour le nombre d'enfants qui la fréquentent et qu'il y a un grand défaut dans la disposition des châssis, les bancs sont trop hauts pour les petits enfants. Je demande à Messieurs les commissaires, de bien vouloir les faire baisser de manière que les enfants puissent bien reposer leurs pieds sur le plancher lorsqu'ils sont assis, voir l'article 107 des règlements scolaires. Il devrait y avoir dans toutes les écoles, un registre ou cahier pour les remarques des visiteurs. Les bancs ont besoin d'être réparés aux écoles 2 et 9. J'ai fait connaître mon rapport à Monsieur le Curé."

J. E. Genest Labarre, Inspecteur d'école.

Une lettre de l'inspecteur Turcotte, le 8 juillet 1910:

"Veuillez vous préparer pour reconstruire une maison d'école au printemps 1911. On admettra que je suis aux limites de la conciliation, attendu qu'il y a cinq ans que j'attends l'arrangement de vos difficultés relatives à la construction de votre église."

J. M. Turcotte

En 1911, il ne reste que neuf maisons d'école à Saint-Julien, car Saint-Fortunat et Saint-Jacques sont devenues des municipalités. En 1905, les institutrices avaient demandé le fonds de pension, soit 2% sur leur salaire de 25 $ par année. En 1916, les institutrices reçoivent 175 $ annuellement. En 1923, les institutrices diplômées gagnent 275 $.

En 1924, il est proposé par Pierre Morin, que le président vende, le dimanche 23 mars, à la porte de l'église paroissiale après le service divin du matin, à l'enchère publique à la criée, la vieille maison d'école de l'arrondissement #5 et cela pour de l'argent comptant au plus haut et dernier enchérisseur. Elle trouve preneur à 338 $. On en rebâtit une nouvelle au montant de 1798,37 $. Le 4 juillet 1927, Monsieur le curé Donat Richard est élu commissaire d'école:

"Je, Donat Richard, prêtre curé, ayant été dûment nommé commissaire d'école pour cette Municipalité, fais serment que je remplirai fidèlement les devoirs de ma charge au meilleur de mon jugement et de ma capacité, ainsi que Dieu me soit en aide."

Alphonse Boulanger, secrétaire-trésorier, Donat Richard, prêtre

En juillet 1930, on rebâtit l'école #7 au coût de 2500 $, de même que les écoles #9 et #4, attendu que le surintendant de l'instruction publique nous permet de reconstruire sur les même plans et devis que celui déjà approuvé pour la reconstruction de l'école #7. Deux soumissions ont été reçues, une de Louis Garneau, de Saint-Fortunat, 3500 $ et une de Casimir Provencher, 2500 $. On accepte celle de Casimir Provencher.

En résumé on a vendu cinq vieilles maison d'école 200 $, 200 $, 500 $, 600 $, 700 $ et on en rebâtit quatre par soumission de 2500 $ chacune.

Le 24 août 1930, on engage les institutrices.

N.B.: À l'école #8, les cours seront donnés dans la maison de pension de la compagnie minière en attendant la nouvelle maison d'école.

Le 22 octobre 1930, Monsieur Oscar Gouin devient secrétaire-trésorier, au prix de 225 $ pour l'année.

En 1934, on commence à présenter les élèves de 6ème année aux examens du certificat d'étude primaires, il faudra envoyer la liste des noms des élèves à l'inspecteur J. M. Turcotte.

En 1938-1939, la taxe scolaire est de 1 $ dans le 100 $.

En 1944, il y a 140 élèves qui fréquentent les écoles de Saint-Julien, aussi on manque d'institutrices diplômées.

En 1951, on propose de bâtir des écoles nouvelles, au village deux classes, les petits et les grands; aussi une école nouvelle #9, on déplace l'école #8. En juin 1952, on confie les travaux à Monsieur J. A. Côté, de Black Lake, et à Monsieur Roland Couture. Monsieur Modeste Bergeron est surveillant des travaux. Le 4 novembre 1952, on vote la réparation de l'école du 4. Albert Côté est surveillant et l'agrandissement de l'école #5, contrat donné à Poly Construction, André Pigeon est contremaître.

L'école #3 est incendiée le 6 avril 1954, on continue l'enseignement dans la maison de Roland Daigle, à raison de 10 $ de loyer par mois. On reconstruit par la suite une nouvelle école au coût de 8712 $. Le contrat est confié à A. Tremblay & Fils de Sherbrooke.

En 1960, il y a 150 élèves à Saint-Julien. Le secrétaire écrit au surintendant suivant les conseils de l'inspecteur d'école A. Mailhot, pour faire transporter les élèves de l'école #4 à l'école du village et les élèves de l'école #8, chemin de Coleraine, #9 et #6. On demande des soumissions pour le transport des élèves par autobus.

Première soumission accordée à Hertel et Albert-Édouard Lemay.

Deuxième soumission accordée à Adélard Boissonneault.

En 1961, on ajoute une troisième classe au village, au deuxième étage. En juin 1961, Monsieur l'inspecteur fait son rapport à la Commission scolaire et il ajoute ceci: "Pour la Xième fois, je vous invite à nouveau à prévoir dans votre budget, des livres de bibliothèque. Si vous voulez donner le goût de la lecture aux jeunes, commençons par leur procurer des livres variés et intéressants."

En 1962, la Commission scolaire autorise Monsieur le curé Boutin à acheter des livres nécessaires pour établir une bibliothèque scolaire. Son budget est de 175 $.

En 1963, on ferme l'école #3. On accepte trois soumissions pour 1963-1964-1965. Première, Maurice Gouin transporte, par autbus, tous les élèves de chez Marcel Gouin, Benoît Bergeron, Julien Gouin et Antonio Gouin. Deuxième soumission, Jean-Noël Gouin transporte, par autobus, les élèves de Janvier Gouin, Hervé Henri et tous ceux du Rang 3, au village de Saint-Julien. Troisième soumission, Alphée Gouin transporte, par autobus, les élèves de chez Roger Guillemette, Janvier Lamontagne et Hillario Gouin, à l'école du village. Il y eut bien des amendements ajoutés à ces transports.

En 1964, le taux des taxes scolaires est de 4 $ dans le 100 $. En décembre 1964, à une assemblée des commissaires, il est proposé par le commissaire Berthold Gouin, secondé par Marcel Gouin et résolu, que la Commission scolaire de Saint-Julien demande son adhésion à la Commission scolaire de l'Amiante, selon l'article 491 du code scolaire. Une copie de cette résolution est envoyée au ministère de l'Éducation.

En 1966, les élèves du secondaire sont transportés par autobus à la polyvalente de Disraeli.

Le 12 janvier 1972, à une assemblée de la Commission scolaire, il est proposé par Marcel Gouin que les élèves du primaire soient transportés à Coleraine plutôt qu'à Saint-Jacques ou Saint-Fortunat (eux possédaient des maisons d'écoles plus récentes). On préfère Coleraine vu l'état des chemins d'hiver et le nombre de milles à parcourir entre les villages. Les petits pourront fréquenter la maternelle à Coleraine.

En 1972, fin de la Commission scolaire de Saint-Julien. Les maisons d'écoles restantes seront vendues par la Commission scolaire de Disraeli-Black-Lake.

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