Presbytère de Saint-Julien

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La paroisse a filé de très bonnes années, sans histoire particulière, mais en mars 1967, le départ du curé Boutin apporte un revirement qu'il n'est pas facile d'envisager. Le manque de prêtre se fait sentir dans le diocèse et il n'est plus possible de nommer un curé pour chaque paroisse. La paroisse de Saint-Julien est jumelée à Saint-Fortunat et c'est le curé Eugène Hudon qui les dessert. C'est la mort dans l'âme qu'on accepte de ne plus avoir de curé résidant, mais cet événement permet aux paroissiens et paroissiennes de prendre de nouvelles responsabilités et de garder la paroisse vivante et dynamique jusqu'à ce jour.

N'ayant plus de curé résidant, le presbytère devait connaître d'autres vocations. De 1968 à 1971, l'abbé Eugène Hudon y accueille une douzaine de personnes handicapées mentalement. Il en confie la garde à Monsieur et Madame Ovide Deschênes. En 1971, le curé Hudon quitte la cure de Saint-Julien et les bénéficiaires regagnent un foyer à Coleraine. Peu de temps après, trois étudiants en droit louent le presbytère pour quelques mois, afin de mieux se préparer à l'examen du barreau.

De 1972 à 1975, le Père Jean-Louis Lévesque, dominicain, en fait la location et anime des fins de semaines pour couples. En 1975, c'est Monsieur René Bernard qui le loue pour en faire sa résidence familiale et le 22 août 1978, on décide finalement de le vendre par soumissions, Claude Lapointe et Rolande Bédard en font l'acquisition. On le transforme en auberge. En 1980, France et Mado Gagnon deviennent les nouveaux propriétaires. L'auberge ferme ses portes en 1982. En 1983, Monsieur et Madame Pierre-Michel Bleau l'acquièrent pour en faire leur résidence familiale. Ils viennent de mettre la main sur une maison de rêve, eux qui sont les parents de neuf jeunes enfants.

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