Il y eut plusieurs ponts couverts à Saint-Julien, on se souvient de cinq en particulier. Pourquoi couvrait-on les ponts? Deux raisons semblent plausibles. D'Abord se préserver des pluies abondantes qui font pourrir le bois, aussi c'était la mode des voitures à cheval; on pouvait éviter bien des orages en demeurant caché sous le couvert du pont.
Les pluies torrentielles du 12 juin 1942 font gonfler les rivières. Trois de ces ponts sont emportés par l'eau. Celui du 1er Rang (chez Labonté) et du 3ème Rang (chez Moïse Gouin) et sur le chemin de Coleraine (chez Lépold Gouin). Les derniers ponts ont disparu en septembre 1961.
Un samedi soir, où toute la nuit durant, des pluies diluviennes ont fait que le courant des rivières devenu très fort, emporte tout dans sa descente. Les paroissiens qui étaient allés veiller aux noces de Léandre Gouin et Géraldine Gouin, ont dû rentrer chez-eux à pieds et à travers les champs; les chemins étant brisés et les ponts disparus, c'était la désolation. Le 14 juin 1942, les parrain et marraine de Renée Bernard ont dus être remplacés ne pouvant se rendre à l'église. On a dû reconstruire des ponts non couverts à plusieurs endroits en 1961 et 1962.