Vie paroissiale

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Saint-Julien, comté de Wolfe, diocèse de Québec, est la paroisse mère de trois paroisses du canton de Wolfestown... Le 14 janvier 1858, Dame Ellen McNealy, veuve de John Hughes, fait don à la corporation archiépiscopale du diocèse de Québec d'un terrain de cinquante acres pour la Fabrique; Saint-Julien est la seule paroisse cédée par l'archidiocèse de Québec au nouveau diocèse de Sherbrooke en 1874.

Le Canton de Wolfestown fut nommé en l'honneur du général Wolfe et Wolfestown fut érigé en municipalité de canton en 1855. Parmi les pionniers, nous trouvons des noms français comme: Hector Pelletier, Janvier et François Houde, François et Édouard Gouin, Augustin Boucher et des nom irlandais comme: McNealy, Carbray McKaig, John Hagarty, John Hughes et plusieurs autres.

Saint-Julien fut ouvert par cantons et c'est Monsieur le curé Julien Melchior Bernier qui visita les premiers catholiques de Wolfestown, étant curé de Saint-Ferdinand. Il se rendait à cheval à Saint-Julien et vint dire une première messe en 1856, dans la maison de Dame Veuve John Hughes. L'archevêque de Québec donna Saint-Julien comme patron à la nouvelle paroisse en l'honneur de Monsieur Julien Melchior Bernier. Celle-ci eut sa première chapelle en 1858. Toutes les premières familles du Canton de Wolfestown ont fréquenté cette chapelle.

Première chapelle (1856-1876)

Le premier curé résidant de Saint-Julien fut M. Anaclet Olivier Pélisson. Âgé de 29 ans, il fut curé de Saint-Julien de 1864 à 1866. Sous son administration, peu de choses, si ce n'est la construction du premier presbytère, mais il n'y a rien pour le prouver. Une lettre datée du 27 novembre 1863 par Monseigneur de Tlra, de l'archevêché de Québec, exigeant pour nommer un curé résidant, qu'il y ait une étable, une sacristie où l'on pourra confesser et baptiser, un presbtère confortable, un four pour cuire le pain, un puits d'eau, nous permet de croire que toutes les conditions ont été remplies, car le curé Pélisson célébrait ses premières funérailles, le premier janvier 1864 (Jour de l'An). Durant cette première année, nous notons dans les registres: 83 baptêmes, 27 sépultures et dix mariages. En 1867, la paroisse comptait 288 familles dont 228 de souche canadienne-française, 53 de souche irlandaise et sept protestantes pour un total de 1821 âmes.

La chapelle du temps commençait déjà à se faire trop petite, mais ce fut en 1874 qu'une requête fut adressée à Monseigneur Racine pour l'érection et la construction d'une église. Le décret pour l'érection canonique et la construction de la première église est daté du 22 janvier 1875. La construction de la première église coûta 4612,99 $. En 1888, on fit d'importants travaux à l'église ainsi qu'à la sacristie et on passa une répartition de 4000 $ pour payer.

Première église (1876-1904)

En 1898, on songe à bâtir un nouveau presbytère et à finir l'intérieur de l'église. Ces travaux sont confiés à Simoneau et Dion, de Sherbrooke, pour la somme de 10 940 $. Ces travaux furent exécutés en 1900.

En 1903, la population de Saint-Julien est de 1400 âmes, mais le territoire de la paroisse est plus petit qu'à ses débuts, car la paroisse de Saint-Fortunat a été fondée et les habitants des rangs 10 et 11 de Wolfestown seront annexés à la paroisse Saints-Anges de Ham-Nord.

Jusqu'à ce jour, la paroisse de Saint-Julien avait connu la prospérité, mais un événement malheureux arriva: le 26 août 1904, un feu ayant débuté au magasin général de la famille François-Xavier Fréchette et ne pouvant être contrôlé, ravagea, par la même occasion l'église et le presbytère. Nous n'avons aucune difficulté à nous imaginer le désarroi de la population et les personnes les plus âgées de la paroisse de Saint-Julien se rappellent très bien avoir longtemps entendu parler de cet événement.

On a parlé en abondance, non seulement du feu, mais de la reconstruction et de la relocalisation du nouveau presbytère et de la nouvelle église. Deux sites furent l'objet de longues et pénibles discussions: devrait-on construire au même endroit ou plutôt aller construire l'église et le presbytère en bas de la côte du village sur un terrain appartenant alors à M. Joseph Bergeron? Pour vous donner une idée de l'intensité des discussions, aucune décision de fut prise avant l'an 1911 et au cours de ces sept années, non seulement on discutait mais on se faisait des procès. Pendant tout ce temps, le curé habitait une maison du village et les offices religieux se tenaient à la salle paroissiale, convertie en chapelle.

Toutes ces discussions aboutirent à un compromis qui donna préférence à la construction du presbytère et de l'église sur le même site. Un extrait du procès-verbal nous donne la couleur des événements: "Il fut proposé par Lazarre Monfette, père et secondé par Homère Huot, que l'Oeuvre et la Fabrique Saint-Julien-de-Wolfestown, dans le but de mettre fin aux discussions qui ont troublé la paroisse de Saint-Julien-de-Wolfestown, et pour exécuter au moins en partie, les volontés manifestées fréquemment, tant par Son Excellence Monseigneur Sbaretti, délégué apostolique, que par Sa Grandeur, l'évêque de Sherbrooke, s'engage à reconstruire sans plus de délais, les édifices religieux de la sus-dite paroisse, et se charge elle-même et immédiatement de la reconstruction de l'église paroissiale, d'après les plans qu'elle fera préparer quand Sa Grandeur Monseigneur l'Évêque aura bien voulu déterminer les dimensions de cette église".

L'église fut reconstruite en 1912 au coût de 33 300 $, incluant le coût et la pose de 1000 $ d'or dans la nouvelle église. La dite église construite en bois, mesure 125 pieds de long par 60 pieds de large et 45 pieds de haut. Le clocher abrite trois cloches achetées en France, la plus grosse, pesant 1100 livres, porte le nom de Pie, la deuxième, pesant 850 livres, porte le nom de Paul et la troisième, pesant 500 livres, porte le nom de Pierre.

Église actuelle (1912) Intérieur de l'église (1993) Sacré-Coeur (1994)

Petitecloche "Pierre"Grosse cloche "Pie" Cloche moyenne "Paul"

Terrain autour de l'église

Salle paroissiale (2000)

La bénédiction solennelle de l'église et des cloches a eu lieu le 15 octobre 1913. Plusieurs fidèles se sont fait un devoir d'y assister et nous retrouvons, outre la signature de Monseigneur Paul Larocque, celle de 35 membres du clergé. Le 15 octobre 1913 fut une grande fête au village.

Par l'ampleur des dimensions de l'église et la richesse de son décor, nos ancêtres donnaient le témoignange de leur foi et manifestaient la majesté de Dieu; il ne manquait que le chemin de croix qui sera érigé  le 17 mai 1914.

Cette église est encore aujourd'hui, la fierté des gens de Saint-Julien. Une simple visite vous convaincra du bien-fondé de cette fierté et vous féliciterez les gens de Saint-Julien d'avoir à coeur de conserver, au fil de l'histoire, le patrimoine que représente cette église. Sauf l'entretien régulier, peu de transformation ont été apportées à l'église, si ce n'est la façade qui a été recouverte en bardeaux d'amiante en 1931 ... l'isolation de l'église et du presbytère, le 29 octobre 1950 ... l'électricité en 1948 ... l'asphalte en 1949. De plus, la salle paroissiale fut déménagée le 9 mai 1948. En 1959, un contracteur de Sherbrooke, M. L'Espérance, restaura la peinture intérieure de l'église et du presbytère. En 1973, un groupe de jeunes de Saint-Julien, sous la supervision du curé Gaston Bouffard, refirent la peinture extérieure, l'argent provenant d'un projet gouvernemental qu'on appelait "travaux d'hiver". En 1971, il y eut l'agrandissement de la sacristie et l'avancement du mur derrière le grand autel de l'église et en 1983, la réparation et le revêtement du clocher par M. Barolet, de Weedon. En 1984, la couverture de l'église est refaite à neuf par les entreprises Campagnards MLB inc. et la chapelle est rénovée par des jeunes du mouvement Chantier Québec. On l'a surnommée Chapelle de la Vierge et elle fut bénite par l'abbé Sansfaçon et Monseigneur Jean-Marie Fortier, le 5 août 1984. En 1987, le revêtement extérieur de l'église a été exécuté par Construction L.V. de Thetford Mines au coût de 53 720 $.

Nous venons de tracer les grandes lignes de l'histoire de Saint-Julien au niveau religieux. Nous continuons à dire que ce coin de pays possède un cachet spécial et qu'il vaut le déplacement. De tous les coins de la paroisse, on peut percevoir le clocher de l'église. Si on prend le temps d'escalader l'escalier intérieur de l'église, jusqu'au clocher, on peut voir les clochers de cinq églises voisines.

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