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Salle municipale (1995)

Le 10 février 1802, Nicholas Montour soumet une liste de dix associés pour un quart du township de Wolfestown. La liste de ses associés est recommandée par Robert Chambers et Edwards Eaman. Cette liste est certifiée en avril de la même année. Le 10 juin, Montour est requis de se présenter à Trois-Rivières devant Géo. Dame en vue de l'octroi d'une certaine paroisse de Wolfestown. La concession est maintenant assurée. Les lettre pattentes: Attorney General's Draft of Letters Patent creating of the Township of Wolfestown and getting one fourth part to Nicholas Montour and ass. ont été préparées par ordre de Son Excellence le gouverneur R. S. M. Robert Share Milnes, et sont signées le 9 août 1802 par l'avocat général J. Gewel. Ces lettres patentes qui forment cinq à six feuilles attachées avec un cordon sont en partie imprimées, en partie écrites à la main et annotées pour la désignation des lots aux associés.

Si nous nous reportons à la liste des concessions, nous constatons que:

Tous ces lots ont été concédés le même jour, soit le 14 août 1802. Les personnes ci-haut mentionnées avaient prêté leur nom à Nicholas Montour, comme nous le verrons à sa mort.

Montour est décédé au milieu de 1808, à l'âge de 48 ans. Il était très endetté, car beaucoup de ses entreprises avaient fait fondre sa fortune. Madame Montour réussit à sauver ce qui lui revenait de par le contrat de mariage, car les Montour n'étaient pas mariés en communauté de biens. Dans l'inventaire de la succession, nous pouvons lire entre autre, ceci:

"Déclaire ladite Dame Montour, comparante, qu'au meilleur de sa connaissance, il appartient à la dite succession un quart du Township de Wolfestown. Francis J. Audet estime ce quart à 4500 acres. L'abbé I. Caron écrit: "La partie du canton de Wolfestown cédée à Nicholas Montour, appartenait, en 1820, à la Banque du Québec."

Les pionniers de Wolfestown s'établirent d'abord sur le chemin Gosford (Gosford, gouverneur de 1835 à 1838) qui traverse le canton du Nord-Est au Sud-Est. C'est le tracé que fit Jesse Pennoyer en 1808, pour établir une communication directe entre les établissements de la rivière Connecticut, par les cantons de Hereford, Clifton, Eaton, Westbury, Dudswell, le lac Nicolet et le chemin Craig, direction Québec.

C'est en 1815 qu'un chemin fut ouvert pour pénétrer dans les cantons de Ireland et de Wolfestown, et de 1838 à 1841, le chemin Gosford fut continué en direction de Sherbrooke, mais, n'était pas entretenu, il devint vite un bourbier; alors, les missionnaires des Cantons de l'Est déclarèrent dans leur manifeste du 31 mars 1851:

"Le chemin Gosford qui a coûté extrêmement cher à la province est actuellement dans un état dangereux, depuis le lac Nicolet dans le Canton de Ham, jusqu'à Saint-Gilles."

Des gens venaient pour s'installer dans Stratford et dans Winslow et s'en retournèrent sans espoir. Ce ne sont que les plus courageux qui s'implantèrent dans les forêts de Wolfestown et poussèrent jusqu'à Garthby après de grande conflagrations de la ville de Québec.

Entre les premières concession du Canton (1802), et son défrichement, il y eut une période de discussions et d'hésitations au sujet des véritables propriétaires qui ne tenaient pas à être connus, des chemins à ouvrir et des méthodes d'établissement. On risquait de pénétrer et de commercer un établissement comme "squatter", mais souvent, on était délogé par la loi. Tout cela aboutit vers 1852 à une enquête faite à la suite d'un manifeste de missionnaires catholiques: Le Canadien errant. Avec l'aide et la propagande de Stanislas Drapeau, le départ pour une ère de défrichement de la véritable colonisation fut donné.

Le canton fut ouvert à la colonisation de 1850 à 1860. Durant cette décade, d'après l'enquête de Stanislas Drapeau, 211 familles y entrèrent pour former Saint-Julien. Cette population possédait 26155 acres de terres défrichées en 1861. À ce moment, tout le canton renfermait 266 familles ou 1472 âmes, dont 1230 d'origine canadienne française et 242 d'autres origines.

La première réunion du Conseil écrite dans le livre des délibérations se tient le 3 septembre 1866. Dans le livre des délibérations, nous pouvons lire ce qui suit:

"Corporation Municipale du Township de Wolfestown.

À une session générale et mensuelle du conseil municipal du Townsihp, lundi le troisième jour de septembre en l'année de Notre-Seigneur, mil huit cent soixante-six, conformément aux dispositions de l'acte du Bas-Canada 1860.

À laquelle assemblée sont présents: MM. Théodore Demers, Hector Pelletier, Michel Grimard, Joseph Huot et Damase Bilodeau, membres du dit conseil et formant quorum, le dit Théodore Demers, présidant comme maire, le dit conseil, par les présentes, ordonne et fait le règlement suivant, à savoir:

Règlement pour imposer une taxe d'un denier dans le louis sur toutes les propriétés imposables de la municipalité du Township de Wolfestown et pour d'autres fins."

Terrain de jeu de Saint-Julien

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