Faits Historiques

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Les voies de communications

Les voies de communications ont joué un rôle important dans l'histoire de la municipalité. La première route du canton fut le chemin Gosford mis en opération en 1820.

À mesure que les colons arrivaient dans les limites de la Municipalité, des rangs furent ouverts à la colonisation, d'où la nécessité de construire de nouveaux chemins.

À part les routes, il n'y a pas d'autres voies de communications, bien qu'il faillit en avoir. En effet, en 1905, la Municipalité donna le droit de passage pour la construction d'une voie ferrée dans la Municipalité, mais le chemin de fer fut construit ailleurs.

Le 7 mai 1906, la compagnie manufacturière des mines d'Asbestos du 4ème Rang de Wolfestown demande la permission d'ouvrir et de maintenir, à ses frais, un chemin privé à partir de sa mine d'amiante, sur les lots 26 A, 26 B, 27 A, 27 B et 28 du 3ème Rang et du 4ème Rang du cadastre officiel de Wolfestown. En 1909,avec la division, ces terrains passèrent à Saint-Jacques-le-Majeur.

En 1911, la Municipalité prit en charge les ponts publics. Il s'agit ici de réparations, de construction et d'entretien.

C'est en 1952 que quelques chemins furent ouverts à la circulation automobile pendant la saison hivernale. Le chemin Gosford, division Rang 4, et une partie du Rang 3, jusqu'au village Saint-Julien. Le 2 septembre 1956, un règlement pour entretien des chemins d'hiver est passé. Il s'agit ici d'ouvrir les routes Saint-Julien-Coleraine jusqu'à la limite de Disraeli et le chemin Gosford, de la limite d'Irlande Sud à la limite de Saint-Jacques. La Municipalité paiera 25% de la facture avec la taxe générale et le 75% sera défrayé par les intéressés, par une taxe spéciale imposée sur leurs biens-fonds. C'est Alphonse Langlois qui, le premier, fut engagé à 3$ le mille parcouru.

Toujours en 1956, le ministère de la Voirie donne une subvention de 3000$ à la Municipalité. Le Conseil décide de s'en servir pour améliorer le chemin Gosford Sud. Par la suite, cette section de route sera entretenue par le gouvernement. Aussi, en 1956, la Municipalité prend en main l'entretien d'hiver et d'été au moyen de deniers prélevés sur les propriétaires de biens-fonds suivant la valeur indiquée au rôle d'évaluation, qui sera en vigueur à chaque année.

En 1960, la Municipalité demande au ministère de la Voirie de prendre en main un certain nombre de chemins et de portions de chemins, car la Municipalité a le plus de chemins à sa charge dans tout le comté de Wolfe. Sur soixante milles de chemin, moins de dix milles sont à la charge du gouvernement.

Le 4 mars 1963, le conseil demande au député René Lavoie de subventionner le pavage du chemin de Coleraine à partir du village jusque chez Gilles Boutin dans le Rang 2. Cette demande sera réitérée le 7 février 1966.

Santé et bien-être

Une personne, à l'époque, était désignée pour distribuer des liqueurs fortes pour le besoin des malades. En ce qui concerne les bien-portants, l'usage était proscrit.

Le conseil municipal était tenu également de former un bureau local de santé et de nommer un médecin officiel, sinon, des pénalités étaient prévus par l'article 30555 du statut du Québec 54 Vic chapitre 27.

En 1894, il y eut une épidémie de diphtérie qui fit rage. Le 17 décembre, le Conseil décida d'envoyer un des officiers de santé pour s'enquérir des nouvelles à la résidence de Henry Parsons (famille grandement éprouvée), et de communiquer au Conseil l'évaluation de la situation deux fois par semaine; ces officiers devaient également effectuer la désinfection de la maison en temps opportun,

La population était également tenue de déclarer les cas de maladies contagieuses au conseil municipal.

Le Conseil prenait également en charge les personnes atteintes de maladies corporelles. En mai 1898, par exemple, le Conseil donna 6$ par mois à la famille qui s'occupera de François alias Breton Laflamme, un pauvre nécessiteux et frappé d'infirmité corporelle, le rendant incapable de se mouvoir. Également, en janvier 1922, le maire est autorisé à acquérir, aux frais du Conseil, une poche de farine ou autres provisions nécessaires pour venir en aide à Casimir Lamontagne qui était en quarantaine pour cause de maladie de picotte.

Service des incendies

En 1961, Saint-Julien prend une entente avec la municipalité de Coleraine pour assurer un service d'incendie. En 1975, la Municipalité demande également le service des pompiers de Saint-Ferdinand pour desservir une partie de la Municipalité.

Le 6 mars 1978, deux pompiers volontaires sont nommés à Saint-Julien. Ils seront remerciés en décembre 1980.

En 1978, un réservoir d'eau est construit pour faciliter la tâche en cas de feu.

Aide aux contribuables

N'ayant pas de mesures sociales au Québec, à la fin du 19ème siècle, il en revenait à la Municipalité de prendre soin de sa population, surtout les défavorisés. En 1867, la Municipalité avait acheté du grain de semence pour le revendre à prix modique aux citoyens. Avec l'argent récolté, la municipalité en fit don pour la construction d'une église.

Pendant la crise de 1931, le Conseil demanda l'aide du gouvernement pour venir en aide aux chômeurs. On en comptait entre 60 et 75. Un an plus tard, ce même Conseil demande la somme de 400$ pour venir en aide aux cultivateurs qui ne pouvaient acheter leurs grains de semence.

La vie internationale a aussi eu quelques répercussions sur la vie municipale. Par exemple, le 4 mars 1901, nous retrouvons intégralement dans le livre des minutes, le texte suivant:

"Attendu qu'il a plu à Dieu Tout-Puissant d'appeler à Lui dans sa miséricorde Notre ci-devant Dame Souveraine la Reine Victoria, de bienheureuse et glorieuse mémoire par lequel décès la couronne impériale du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande et de tous les autres empires de feue Sa Majesté est seule et légitimement dévolue au Haut et Puissant Prince Albert-Édouard, Prince de Galles, proclamé Notre Souverain sous le nom et titre de Édouard VII par la grâce de Dieu, Roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, défenseur de la foi et constante obéissance, ainsi notre humble et cordiale affection  et qu'il est de notre devoir de lui porter vraie et fidèle allégeance tant comme sujet de Sa Majesté que comme officiers publics, en conséquence, nous souscrivons le serment qui suit, savoir:

Je, François-Xavier Fréchette, maire, nous, Joseph Boutin, Philias Turgeon, Ferdinand Lamothe, Thomas O'Brien, Cyrille Parent, conseillers, jurons que nous serons fidèles et porterons vraie allégeance à Sa Majesté le Roi Édouard VII, ses hoirs et successeurs selon la loi: Ainsi, que Dieu nous soit en aide.

Assermenté ce quatrième jour du mois de mars mil neuf cent un à Wolfestown devant le soussigné Juge de paix, Romain Boulanger."

Le 4 décembre 1944 le conseil municipal s'opposait vigoureusement à la conscription et demandait au premier ministre MacKenzie King de respecter ses promesses.

Taxe de Chiens

Il y avait beaucoup de moutons qui étaient dévorés par des chiens. La Municipalité devait payer les brebis étranglées. Les propriétaires devaient donc, à partir du 7 juillet 1941, faire enregistrer leurs chiens, au coût de 1$ pour les chiens domestiques et 2$ pour les chiens policiers. Cette taxe sera baissée à 50¢ en 1954 et sera abolie en 1961.

Un autre règlement concernant les propriétaires de chiens voit le jour en 1977: aucun chien errant ne sera toléré, sinon il y aura une amende de 25$ plus les dommages. Un officier fut aussi engagé pour faire respecter ce règlement.

Autres faits et décisions

En 1960, le premier février, le Conseil demande au Lieutenant-gouverneur de changer le nom de canto de Wolfestown, qui est anglais, en celui de Municipalité de Saint-Julien paroisse, puisque l'ensemble de la population est francophone. La première réunion sous cette appellation eut lieu le 4 avril 1960.

En 1984, le groupe Rémur est engagé pour y effectuer les plans d'urbanismes.

En 1985, l'achat de l'ancien magasin qui est aujourd'hui la salle municipale. Elle sert principalement pour les réunions du conseil municipal et pour les réunions des Fermières, et il s'y donne quelques cours à l'occasion. De plus, elle fournit un local pour la bibliothèque municipale. La salle municipale fut inaugurée officiellement le 27 juillet 1986.

En 1986, numérotation civique dans la municipalité.

En 1987, première participation de la Municipalité au concours Villes, villages et campagnes fleuries. Aussi, la Municipalité prend en charge la réalisation de l'album du 125ème anniversaire de la paroisse, qui sera souligné et fêté en 1988.

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