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Les moulins à scie

L'histoire des moulins à scie de Saint-Julien est relatée par les personnes âgées de 80 ans et plus.

Plusieurs moulins à scie ont été en opération à Saint-Julien.

La compagnie de téléphone

La première ligne téléphonique à Saint-Julien fut établie en 1916 avec M. le curé Pierre-Edmond Brouillette. Le travail s'effectue bénévolement et de nombreux paroissiens y participent. La curiosité et la nécessité étaient de bonnes raisons pour motiver les gens. Des travaillants creusent des trous à la petite pelle, d'autres fournissent les poteaux de cèdre. C'est une longue ligne pour Saint-Julien d'abord, et il fallait rejoindre la Centrale à Disraéli pour pouvoir acheminer des longues distances. Il a fallu acheter la broche nécessaire et les petites fioles en cristal pour bâtir une ligne durable.

Au début, les abonnés étaient peu nombreux; l'argent était trop rare; quand on avait besoin de converser avec M. le Curé ou quelqu'un d'autre, on se rendait chez le voisin le plus proche qui possédait une boîte téléphonique. Avec les années, il y eut plusieurs abonnés, jusqu'à 14 sur la même ligne. Quand on entendait sonner cinq longs coups, c'était un avertissement de feu quelque part dans la paroisse. Tout le monde ouvrait son appareil pour savoir où le feu faisait ravage. Il faut dire aussi que, même sans appel au feu, tous ou presque écoutaient au téléphone pour être au courant des actualités. Il n'y avait pas "d'éclaireur" dans ce temps-là.

Le premier réparateur de téléphone est Édouard Therrien, ensuite Alphonse Gouin, Albert-Édouard Lemay, David Larkin, Honorius Therrien, Jean-Paul Beaulieu et le dernier Laurent Labrie, de Disraéli.

La première centrale téléphonique à Saint-Julien est chez Désiré Beaudoin, ensuite chez Edmond Lahaie, Ernest Côté, Jean-Marie Gouin et madame Wilfrid Henri (Émilia Morin), de 1946 à 1961.

La compagnie de téléphone est finalement vendue à Bell Canada en juin 1961.

Les boutiques de forge

Plusieurs boutiques de forge existaient, puisque tous les trajets et tous les travaux se faisaient avec les chevaux. Au village, il y avait deux boutiques de forge: une à l'arrière du petit magasin; Édouard Dubois, forgeron, était le propriétaire de cette boutique. Ça coutait 40¢ pour ferrer les quatre pattes d'un cheval. Au milieu du village, une autre boutique de forge; Jos Fréchette en était le propriétaire. Cette boutique a été en opération jusqu'en 1983.

Au coin des quatres chemins vers Coleraine, une autre boutique de forge; Gédéon Gouin, le premier propriétaire, la vendit, en 1913, à Peter Byrns, qui l'opéra jusqu'en 1979.

Le bureau de poste

La municipalité du canton de Wolfestown a été érigée le premier juillet 1855 en vertu de l'acte 78 Vict., chap. 100. Il y eut quatre bureaux de poste dans la municipalité de Saint-Julien.

Le premier chez Léon Croteau, aujourd'hui Ovide Côté. Le deuxième chez Arcade Labrie, aujourd'hui Germain Gouin. Le troisième chez Denis Larkin, aujourd'hui Michel Gouin et le quatrième au village chez F. Xavier Fréchette, aujourd'hui Lépold Lemay.

Le premier courrier de Coleraine à Saint-Julien fut M. Alfred Rouleau. La distribution de la malle se faisait en voiture en cheval, mais au printemps, les chemins devenaient impraticables. Le courrier devait parcourir la même route à pieds.

En 1933, le gouvernement fédéral décide d'abolir plusieurs bureaux de poste. Saint-Julien n'en gardera qu'un seul, soit celui du village. Chaque citoyen devait posséder sa boîte postale destinée à recevoir et à poster le courrier.

En 1970, on nous informe que la population étant devenue trop peu nombreuse, le bureau de poste de Saint-Julien ferme ses portes.

Suite à cette fermeture, on installa pour les gens du village les boîtes métalliques contenant les casiers postaux.

La banque provinciale

Vers l'année 1917, une maison d'affaires, une succursale de la Banque provinciale, ouvre ses portes à Saint-Julien. Plusieurs paroissiens en sont membres. Cette institution rendit de nombreux services à Saint-Julien. Les responsables de cette succursale furent Gustave Martel et sa fille Antoinette. Cet organisme implanté dans Saint-Julien a desservi la clientèle durant plusieurs décennies.

À l'époque, la famille Martel agissait aussi comme aubergiste. Au début des années 1900, elle accueillait les voyageurs de commerce et les représentants des diverses maisons d'affaires des grandes villes qui ne pouvaient retourner chez-eux le même jour. Alors on leur offrait le gîte et le couvert.

La caisse populaire

En 1919, avec l'abbé Arsène Goyette, une Caisse populaire fut fondée à Saint-Julien. Le directeur-gérant, monsieur Lucien Anger, avec quelques autres paroissiens sociétaires, opéra cet organisme pendant deux ou trois années. Nous ne connaissons pas la cause exacte de sa fermeture, les membres ayant tous été perdants, la caisse cessa ses opérations.

En 1942, plusieurs petites assemblées furent convoquées par Monsieur Albert-Édouard Lemay, à la sacristie après la messe dominicale, afin d'informer les gens du bien-fondé de la Caisse populaire Desjardins. Il réussit à convaincre un bon nombre de paroissiens et, en 1943, la Caisse populaire Desjardins de Saint-Julien faisait partie de l'Union Régionale de Sherbrooke. Le premier gérant fut alors Albert-Édouard Lemay jusqu'en 1961. Son frère, Hertel, lui succède comme président et en automne 1964, la Caisse populaire Desjardins fut discontinuée à Saint-Julien.

Cercle des fermières

Le Cercle des fermières de Saint-Julien existe, d'après les archives de la Fédération, depuis 1941. Tombé en désuétude dans les années 1960, il fut remis sur pied en 1973, grâce à l'initiative de Pauline Gouin.

L'assemblée de formation fut tenue chez Pauline Gouin le 19 juin 1973. Le nouveau conseil fut alors formé: Gracia Belleau, présidente; Pauline Gouin, vice-présidente; Raymonde Gouin, secrétaire; Rosannette Gouin, Rachel Daigle, Marie-Rose Turgeon, Cléophée Huot, conseillères.

Les assemblées régulières sont tenues depuis, une fois par mois, en général, dans les maisons privées des membres, quelques fois, à la sacristie ou à la salle paroissiale. Depuis deux ans cependant, le Cercle de fermières utilise régulièrement la salle municipale pour ses assemblées.

Le "Cercle" a connu trois présidentes: Gracia Belleau (1973-1978); Pauline Gouin (1979-1985); Raymonde Gouin (1985-1987) et Pauline Gouin, réélue en 1987.

Le "Cercle" prépare chaque année une exposition artisanale. À titre d'exemple, en 1986-1987, quinze membres ont exposé cent quatre-vingt-dix pièces. De plus, le "Cercle" organise des voyages, forme des comités d'étude sur différents sujets proposés par la Fédération, et favorise l'implication de ses membres dans les différentes organisations paroissiales.

Actions sports et Loisirs

Actions Sports et Loisirs de Saint-Julien est une corporation sans but lucratif à charte provinciale. La corporation a été formée en 1977, sous la présidence de Léopold Lemay. Cependant, cet organisme oeuvre dans le domaine des loisirs à Saint-Julien depuis bien avant 1977, y organisant annuellement diverses activités: patinoire; fête des enfants à l'occasion de Noël; tournoi de 500; soirée rétro; fête de l'Halloween...

En février 1983, les "loisirs" de Saint-Julien organisent le premier "Carnaval de la Poudrerie", ainsi nommé à cause du vent qui souffle continuellement sur les hauteurs de Saint-Julien y occasionnent une fine poudrerie argentée. En 1986 on élit la première reine du Carnaval, Luce Gouin. En 1987 ce fut Josée Morin.

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